Cinq lodges en lisière de bruyère, au cœur du Périgord
Entre Périgueux et Le Bugue, la route quitte les coteaux pour entrer sous un couvert de chênes et de bruyères. Le Domaine de la Marterie occupe là une soixantaine d'hectares où le parcours de golf, les bois et les plans d'eau se partagent le terrain sans que rien ne dépasse. Un couple a repris le domaine en 2019 avec l'idée d'en faire autre chose qu'un club-house doublé de quelques chambres. Les cinq lodges construits depuis se tiennent en lisière de fairway, ossature bois et isolation en laine de mouton, deux baies vitrées ouvertes sur le parcours, un jacuzzi privatif abrité sur la terrasse. On y dort au calme d'un sous-bois, avec le niveau de service d'un hôtel.
Pourquoi nous avons retenu cette adresse
Trois choses emportent la décision. D'abord le rapport au parcours : les lodges ne regardent pas le golf de loin, ils y sont posés, et la grande terrasse en bois fait office de salon d'été face au jeu. Ensuite la construction : quarante mètres carrés intérieurs, un salon séparé du lit par une porte coulissante, une douche à l'italienne, la climatisation, les peignoirs, la machine à café. Rien de la location saisonnière, tout de l'hôtellerie. Enfin la cohérence du domaine : un dix-huit trous signé Michel Gayon, classé quatre étoiles Golf Stars, une table installée dans une maison périgourdine restaurée, un spa et une piscine intérieure chauffée. On peut y passer trois jours sans reprendre la voiture.
Pourquoi cet emplacement
Saint-Félix-de-Reillac-et-Mortemart n'est pas une destination en soi, et c'est précisément l'intérêt : le domaine est posé à mi-chemin entre Périgueux et Le Bugue, aux portes de la vallée de la Vézère et de ses abris préhistoriques. Bordeaux est à une heure et demie de route. Le sol de bruyère draine vite, ce qui permet de jouer toute l'année là où d'autres parcours ferment l'hiver. Autour, le domaine loue des vélos électriques et ouvre des sentiers balisés dans les bois. Ce que l'emplacement impose se dit aussi sans détour : on est à la campagne, et la voiture reste indispensable pour rejoindre les villages et les sites de la vallée.
L'essentiel en bref
Prix : haut de gamme
Ambiance : campagne périgourdine, bois clair, calme de sous-bois
Hébergements : cinq lodges de quarante mètres carrés pour deux à quatre personnes, plus deux cottages avec cuisine équipée
Pour qui : golfeurs, couples en week-end, amateurs de bien-être au vert
Ce que nous préférons : le jacuzzi privatif abrité sur la terrasse en bois, face au fairway
Table : Le Bistrot de la Marterie, dans une maison périgourdine restaurée, déjeuners en semaine et dîner le samedi
Services : spa avec deux cabines de soins, piscine intérieure chauffée, aquagym et aquabiking, location de vélos électriques, parking privé gratuit
À proximité : le parcours dix-huit trous du domaine, la vallée de la Vézère et Les Eyzies-de-Tayac, Le Bugue, Périgueux
Des lodges pensés comme des chambres, pas comme des gîtes
Chaque lodge porte un nom, Grand Air, Plein Voir, Dune, Secret ou Bruyère, et la différence se joue sur l'orientation et le degré d'isolement. Le plan, lui, est le même : une chambre avec lit de cent quatre-vingts centimètres, un salon que l'on ferme d'une porte coulissante, une salle de douche à l'italienne et des toilettes séparées. Quarante mètres carrés intérieurs, une large terrasse en bois, un salon de jardin et des bains de soleil. Les deux cottages, Arnold Palmer et Jack Nicklaus, répondent à un autre usage : ils ajoutent une cuisine équipée et conviennent mieux aux séjours d'une semaine.
La table, le spa et le parcours
Le Bistrot de la Marterie occupe une maison périgourdine restaurée qui domine le domaine, avec une cuisine soignée et une vue dégagée sur le jeu. Le service se concentre sur les déjeuners de semaine et le dîner du samedi : mieux vaut le savoir avant de réserver un soir de semaine. Côté bien-être, deux cabines de soins et une piscine intérieure chauffée, où sont proposés aquagym et aquabiking. Le parcours, lui, approche les cinq mille sept cents mètres et se mérite : les deux premiers trous donnent la mesure avec leurs dog legs, puis le retour se resserre entre fairways étroits et plans d'eau. Deux cent dix abonnés y jouent à l'année.