Hotel Villa Koegui Biarritz
Ce qui nous plaît dans cette villa, c'est l'art de faire oublier la ville tout...
Biarritz a gardé de sa période impériale une collection de maisons de villégiature que l'on remarque à peine quand on marche vite. L'Ama occupe l'une d'elles, rue Maison Suisse, une bâtisse de la fin du XIXe siècle dessinée par l'architecte basque Raymond Larrebat-Tudor, dont la signature court sur une bonne partie du centre. L'intérieur ne joue pas la reconstitution : tapisseries fleuries et meubles chinés y voisinent avec des lignes nettes et des matières contemporaines, et l'ensemble tient debout parce que personne n'a cherché à trancher entre les deux. Quinze chambres, un salon où l'on s'assoit vraiment, un escalier qui craque un peu. On est dans une maison, pas dans un lobby.
Trois choses ont emporté la décision. L'échelle d'abord : à quinze chambres, l'accueil reste celui d'une maison, et la réception connaît aussi bien les horaires de marée que les tables du quartier. Le bâtiment ensuite, qui donne à l'hôtel une épaisseur que peu d'adresses de cette gamme peuvent revendiquer à Biarritz. La position enfin, assez centrale pour laisser la voiture de côté pendant tout un séjour. S'ajoute un détail qui compte pour beaucoup de nos lecteurs : les chiens sont admis, et la maison le pratique depuis assez longtemps pour que la question ne se négocie pas à l'arrivée.
La rue Maison Suisse s'inscrit dans le quartier des Halles, à quelques pas du marché couvert, là où Biarritz fait ses courses le matin et dîne le soir venu. La Grande Plage se rejoint à pied, le Rocher de la Vierge et le port des Pêcheurs suivent le long de la côte, et la Côte des Basques s'atteint sans voiture pour qui accepte la montée. Le quartier change de visage selon l'heure : marchand tôt le matin, calme en milieu d'après-midi, animé dès l'apéritif. Pour ceux qui arrivent en voiture, un parking souterrain se trouve à cinq minutes de marche, du côté de la Gare du Midi, ce qui règle la question du stationnement au centre, souvent le point douloureux d'un séjour ici.
Prix : €€
Ambiance : maison basque, rétro chiné, familiale
Chambres : quinze, en quatre catégories, dont des supérieures avec balcon
Pour qui : couples sans voiture, voyageurs seuls, maîtres de chiens
Ce que nous préférons ici : la façade Larrebat-Tudor, et le salon du rez-de-chaussée où l'on finit toujours par s'attarder
Petit-déjeuner : servi en matinée, viennoiseries et produits régionaux
Services : conciergerie, local à vélos, parking souterrain à cinq minutes, animaux acceptés
À proximité : Halles de Biarritz, Grande Plage, Rocher de la Vierge, port des Pêcheurs, Côte des Basques
La maison distingue quatre catégories, des classiques aux supérieures avec balcon, et l'écart ne tient pas qu'à la surface : la lumière et la vue changent beaucoup d'un étage à l'autre, comme souvent dans une bâtisse de cette époque. Le décor suit partout la même logique du mélange assumé, papier peint à motifs d'un côté, mobilier chiné de l'autre, sans que deux chambres se ressemblent tout à fait. Les balcons des supérieures sont le vrai supplément : de quoi prendre le café dehors et suivre le réveil de la rue avant que le marché ne s'anime.
Deux usages que l'adresse sert bien. Les animaux sont admis, ce qui reste rare au centre de Biarritz, et le quartier s'y prête : trottoirs larges, promenade de bord de mer à quelques rues, itinéraires côtiers qui partent de la porte. Sans voiture, tout se fait à pied depuis l'hôtel, et la gare comme l'aéroport se rejoignent en quelques minutes en taxi. Le local à vélos sert à ceux qui veulent pousser jusqu'à Anglet ou Bidart par la voie littorale. Quant au petit-déjeuner pris tôt, il a l'avantage d'ouvrir la mer avant le monde.
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